« La rencontre » de deux mondes culturels et spirituels

« LA RENCONTRE » exposition de trois artistes internationaux à Bruxelles

C’était ce samedi, à l’atelier d’art Mommen situé à Saint-Josse-ten-Noode, de la région Bruxelles-capitale, que Saiko Maeda, Francesa Romana Tessadri et Vincenzo Brandi ont choisi d’exposer leur oeuvre picturale sous le thème « Rencontre ». Les artistes se posent une question culturelle qui pourrait évoluer vers un changement: « Nos rythmes quotidiens s’éloignent-ils du spirituel en Occident, tandis que la société japonaise, de son côté, tenterait de les concilier? »

Vincenzo Brandi, artiste peintre nous ouvre la porte de l’exposition :

 

LA CEREMONIE DU THE : SAIKO MAEDA

L’exposition a débuté par « la cérémonie du thé » japonais, une  étape de l’exposition pour comprendre la culture, le monde et la société japonaise.

Saiko Maeda, habillée en Kimono, était devenue en quelques instants, le « maître du thé » et a dressé au sol différents ustensiles pour préparer le thé :

  • Chakin,toile blanche et rectangulaire de lin pour le rituel du nettoyage du bol.
  • Fukusa carré de soie utilisé pour le nettoyage symbolique de l’écope et du natsume ou cha-ire, et pour manipuler le couvercle de la bouilloire chaude 
  • Hishaku longue louche en bambou possédant un nodule au centre du manche. Elle est utilisée pour transférer l’eau du et vers les pots en fer et les récipients d’eau fraîche.
  • Le bol à thé chawan, est sans doute l’élément essentiel. Sans celui-ci, le thé ne pourrait être servi et ne pourrait être bu. Le maître de thé, donnent un nom poétique aux bols — ce nom conditionne en partie l’utilisation du bol en fonction de la saison ou de la circonstance occasionnant la réunion de thé.
  • Fouet (茶筅, chasen?), les fouets à thé sont sculptés dans une seule pièce de bambou.

Il est possible d’accompagner le thé à un repas léger et simple, appelé kaiseki  ou chakaiseki  qui peut être servi aux invités, suivi par du saké. À l’issue de ce repas, ils retournent à la « salle » d’attente couverte jusqu’à ce qu’ils soient à nouveau appelés par l’hôte. Saiko Maeda a invité les visiteurs de l’exposition a dégusté quelques biscuits et friandise  sur un papier spécial appelé kaishi ;dans le plus grand des silences. « Le silence est un élément important pour comprendre et réfléchir avec : calme sur les œuvres exposées mais aussi d’apprécier l’esprit et les gestes précis de la cérémonie du thé. ». L’artiste japonaise s’expliquait.

 Une préparation de thé peut durer entre une et cinq heures, selon le type pratiqué et le type de repas et de thé servis.

« Trouver sa fragilité intérieure », Francesca Romana Tessadri

Au delà, dans les peintures sur papier de Francesca Romana Tessadri, les lignes sortent de la surface pour entrer dans l’espace. Parfois la brûlure forme des paysages, des reliefs, des tâches. Les lignes délimitent un territoire, mais permettent aussi d’exprimer des états intérieurs. « Ma démarche se concentre autour de la fragilité de l’homme, notre fragilité. La transparence des supports et celle obtenue par l’utilisation des pigments et outils me permettant d’approcher cette fragilité »s’exprimait Francesca ROMANA TESSADRI,

 

 

 

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